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Message de fin d'année: Les jardins familiaux, un must
Chers/chères ami(e)s jardiniers Depuis plus d’un an le mot « crise » est sur toutes les lèvres et des nouvelles catastrophiques passent quotidiennement sur les ondes. Quelquefois les jardins et les jardins familiaux sont mentionnés parmi les « systèmes D » qui permettent de diminuer les conséquences de la crise. En effet, une étude menée en 1998 en Belgique et dont les résultats sont en train d’actualisation en France, prouve qu’en cultivant un are de jardin on peut économiser en moyenne environ 400 €. L’importance de cet aspect varie néanmoins selon les pays et selon l’époque. En plus les jardins ne favorisent pas seulement la santé par un léger exercice physique mais aussi par une nourriture saine. Les légumes et des fruits sont cultivés sans addition de produits chimiques inutiles, sont pleins de goût, sont cueillis au bon moment et non pas récoltés verts, ni transportés sur de longues distances pour être ensuite mûris artificiellement. Des études ont aussi prouvé que dans les jardins familiaux il y a une biodiversité beaucoup plus grande que dans les parcs et espaces verts publics. En moyenne il y a 22,4 plantes par m2 de jardin et seulement 0,5 dans les parcs. Aussi la faune est plus nombreuse et diversifiée. Ces jardins – poumons verts et réserves de biodiversité – sont en plus entretenus par les jardiniers, ce qui décharge les autorités publiques d’entretenir d’autres espaces verts. Ils sont des endroits de convivialité, de mixité sociale et stimulent les contacts entre générations. Les jardins familiaux sont donc bons pour l’homme, les animaux, les plantes et toute la société. Pourtant leur valeur n’est pas toujours suffisamment reconnue. Dans un certain nombre de villes ou de pays, les autorités envisagent d’aménager des villes de plus en plus compactes et de supprimer en conséquence des jardins familiaux ou de ne plus en aménager. L’Office et les fédérations nationales ont lors du séminaire international à Gand apporté leur soutien à la fédération suisse confrontée à ces problèmes. Or il faut souligner que les villes ne se composent pas seulement de maisons et de rues, mais de personnes et de leurs espoirs. Où des espoirs peuvent-ils naître plus facilement, où des personnes peuvent-elles mieux rêver et faire des projets d’avenir que dans un jardin, un espace où la nature se développe sans trop de contraintes et permet à l’homme de se ressourcer, à la population d’échapper à la monotonie des constructions urbaines ? Les jardins familiaux certes ne peuvent pas éliminer les causes de la crise, du chômage, des clivages sociaux. Mais ils peuvent en alléger les conséquences et ouvrir des perspectives nouvelles. Si les soucis pour l’environnement ne rangent souvent plus parmi les priorités des gens, les jardiniers associés agissent et le protègent continuellement et contribuent au développement durable. Or ceci ne suffit pas ! Pour se faire accepter, il faut non seulement expliquer ses raisons d’être, proposer ses idées, mais aussi s’adapter, embrasser des idées nouvelles. Il faut sonder les besoins de la société que les jardins continuent de servir. Des discussions sont menées au niveau national et européen pour voir comment adapter les jardins familiaux et les préparer pour l’avenir. Des projets innovants pouvant servir de modèles sont recherchés. Des projets sont lancés pour voir comment intéresser et motiver des jeunes bénévoles à s’engager dans notre mouvement. Dans un monde en constant mouvement, rien ne peut être tenu pour certain. Des défis sont toujours à relever. Les opportunités de servir les membres et la société doivent être saisies. Aujourd’hui notre mouvement est plus nécessaire que jamais. Nous avons un know-how certain, des qualités, des compétences et, plus important encore, est notre envie et notre enthousiasme pour contribuer à construire un monde meilleur avec nos jardins. Malgré toute humilité, n’oublions jamais que les petits ruisseaux font les grandes rivières ! A l’aube de cette année nouvelle, n’oublions pas que les jardins familiaux sont un outil qui sert toute la société. Mobilisons-nous donc pour le sauvegarder pour demain. Tout au long de la nouvelle année, agissons non seulement en suivant l’appel: « Yes we can » mais surtout « Yes we will ». Dans cette optique je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles, une bonne et heureuse année 2010.
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