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Tout
le monde sait que l'exercice physique régulier lutte contre
les effets néfastes à la santé du mode de vie
moderne. BYRNE
souligne lui aussi qu'un simple exercice quotidien contribue à
prévenir les maladies cardiaques. NEUBERGER le commente ainsi: " Si l'on considère le jardinage comme un travail et une thérapeutique, on peut partir du principe que le contact avec les plantes et le mouvement dans la nature fait du bien à l'être humain. " Selon un sondage d'opinion de l'Allensbacher Institut, 45% des personnes interrogées disent entretenir leur forme en faisant du jardinage. SCHMIDBAUER résume ainsi ses études sur la valeur de la nature et de la verdure sur la santé : " L'expérience de la nature peut resocialiser les criminels, guérir les malades psychiques et prévenir les névroses. C'est pourquoi, dans les métropoles des États-Unis, on a développé la thérapie du jardin. " Il ne fait aucun doute que le jardin familial est à la fois une salle de remise en forme et un solarium pour tous les âges. Et c'est particulièrement important parce que les jardiniers se recrutent dans la partie plus âgée donc de santé plus fragile de la population. Il convient de se pencher sur un autre aspect des effets propices à la santé et/ou pour rester en santé : la consommation de fruits et de légumes. La crise agricole, dont la dimension se manifeste avec la plus grande évidence dans la problématique de l'ESB (maladie de la vache folle) et de la fièvre aphteuse a sensibilisé les consommateurs. La constatation que les produits récoltés dans son propre jardin sont plus frais et ont meilleur goût, s'élargit du savoir que l'on consomme des produits propices à la santé, à la condition que l'on pratique l'agriculture écologique, au lieu de ceux peut-être néfastes à la santé qu'on trouve sur le marché. De ce point de vue, la culture des fruits et des légumes dans un jardin familial est sans concurrence. Les jardins familiaux sont donc d'une importance cruciale dans le cadre de la politique sanitaire, fait qui n'est pas encore perçu actuellement à sa juste valeur dans le public.
Les associations et les unions en tant que communauté de personnes ayant des objectifs, des intérêts et des champs d'action identiques, donc les associations de jardiniers aussi, offrent les meilleures conditions pour réaliser, focaliser et réaliser le projet d'Agenda. Pour ce faire, il faut réaliser un travail d'information, de publicité et de conviction de grande envergure. Ce travail sera réservé en règle générale aux membres du bureau. Ce sont eux qui dans le cadre de leur activité bénévole remplissent de contenus la vie associative et il leur revient aussi de prendre en compte les missions spécifiques de l'association. Il est opportun dans ce contexte d'élaborer, sur la base d'une analyse de la situation dans le secteur d'activité une finalité (un modèle) avec son plan d'action et de le faire adopter par l'assemblée générale. Une telle résolution est nécessaire parce que sa mise en oeuvre ne résultera pas du premier enthousiasme pour quelque chose de nouveau car elle comprend aussi une part importante d'auto-obligation. Lorsque ce pas est fait, on peut alors passer à la réalisation pratique par le biais de groupes de travail internes. Le mécanisme de l'Agenda ne pourra être une réussite que s'il pose, pour commencer, les problèmes internes de l'association au premier plan. En
règle générale, le mécanisme de l'agenda
se déroule en trois étapes : Des
missions de grande envergure touchant tous les adhérents de
l'association, présupposent une analyse de la situation présente.
Des questions importantes sont par exemple : Il
est évident qu'on a besoin du potentiel de beaucoup de membres
pour répondre à ces questions et en déduire les
conclusions nécessaires et les mettre en pratique. La
question se pose si dans l'intérêt d'un compostage correct,
un lieu de compost collectif ne serait pas préférable.
Ou bien: le moment n'est-il pas venu de dispenser au jardinier amateur
des connais-
Initiatives des collectivités locales à l’appui de l’AGENDA 21 (chapitre 28) L’Agenda 21 accorde une importance particulière aux communes. Le concept « Action locale » les encourage vivement à fournir leur contribution au développement durable. De cette manière, l’objectif d’abord abstrait qu’est la « durabilité » est orienté sur des sous-objectifs, des mesures et des projets concrets se rapportant à la politique communale. La collectivité locale proclame sous cette forme le développement durable comme le modèle de son développement écologique, économique et social. La condition en est une large participation de la population axée sur les résultats (mécanisme de consultation) visant la conception, l’adoption et la mise en oeuvre d’un plan d’action communal impératif. La commune assure la direction de ce mécanisme. Entre
temps en République fédérale p. ex., près
de 1.700 collectivités locales ont adopté une résolution
d’élaboration d’une stratégie de développement
durable locale (Nitschke). Au centre des activités de tous les acteurs se trouve toujours le but de trouver un consensus. Les jardiniers peuvent être sûrs d’une chose dans leurs efforts et leurs offres: Il n’existe aucun champ parmi les missions communales qui ne touche pas directement ou indirectement les jardins familiaux. Aucune appréhension n’est de mise; il faut au contraire offrir sa collaboration, demander de l’aide et du soutien. Les activités de leurs locataires rendront les groupes de jardins plus beaux et plus attractifs pour les jardiniers eux-mêmes, pour les futurs locataires et la population en général, et en outre plus respectueux de l'environnement. Préserver durablement ces groupes de jardins et en créer de nouveaux sera alors dans l’intérêt de l’aménagement urbain et non plus l’objet si fréquent de réflexions sur la manière dont on pourra s'en débarrasser dans le centre du territoire urbain, sans conflits si possible. De même, la création de parcs de jardins familiaux devrait faire, dans ce contexte, l’objet d’un débat. L’art
des jardins et l’architecture paysagère pourraient mettre
de nouveaux accents, fournir suggestions et motivation. La commune
en deviendrait plus agréable et il y ferait mieux vivre et
on se rapprocherait de l’objectif de la ville sociale. Remarques finales Si l'on songe que, comme on l’a indiqué plus haut, en Allemagne le mot « durabilité » ne dit quelque chose qu’à 13% environ de la population (il ne doit pas en être autrement dans d’autres pays européens), on s'aperçoit de l’envergure des tâches qui attendent les associations de jardins familiaux. Certains perdront courage devant les résistances et les difficultés réelles, car les activités axées sur le développement durable exigent, outre une sensibilisation, de changer de comportements et de pratiques devenus chers ou d’y renoncer, et de changer ses habitudes de consommation. Ces lignes directrices et ces objectifs ne sont-ils finalement que des visions et des rêves ? Laissez-moi répondre à cette question par une citation du grand cultivateur allemand de plantes vivaces et philosophe du jardin Karl Förster : „Quiconque veut réaliser ses rêves, doit être plus éveillé et rêver plus profondément que d’autres.“ L'indication des sources (renvois et notes) peut être demandée au secrétariat de l'Office International.
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